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Madame Bovary

 
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Auzelles
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MessagePosté le: 19.09.17 08:07    Sujet du message: Madame Bovary Répondre en citant

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Madame Bovary est un roman de Gustave Flaubert paru en 1857 dont le titre original est Madame Bovary, mœurs de province.



    
Genèse du roman   
    

 
  Manuscrit de Madame Bovary.

   
Flaubert commence le roman en 1851 et y travaille pendant cinq ans, jusqu’en 1856. À partir d’octobre, le texte est publié dans la Revue de Paris sous la forme de feuilleton jusqu’au 15 décembre suivant. En février 1857, le gérant de la revue, Léon Laurent-Pichat, l’imprimeur et Gustave Flaubert sont jugés pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs ». Défendu par l’avocat Antoine Jules Sénard, malgré le réquisitoire du procureur Ernest Pinard, Gustave Flaubert  est blâmé pour « le réalisme vulgaire et souvent choquant de la  peinture des caractères », mais est acquitté. Le roman connaîtra un  important succès en librairie.    

   
Honoré de Balzac avait déjà abordé le même sujet dans La Femme de trente ans en 1831 sous forme de nouvelle-roman qui parut en 1842 dans l’édition Furne de La Comédie humaine, sans toutefois faire scandale. C'est en sa mémoire que Flaubert a sous-titré l'œuvre mœurs de province, faisant référence à la nomenclature de la Comédie humaine.    

   
Au début, Flaubert ne voulait pas qu'on illustrât son roman avec un portrait de femme, pour laisser  libre cours à l'imagination du lecteur.    

   
Résumé   
    
Emma  Rouault, fille du riche fermier M. Rouault a été élevée dans un   couvent. Celle-ci rêve d'une vie mondaine comme les princesses des   romans à l'eau de rose dans lesquels elle se réfugie pour rompre   l'ennui. Elle devient l'épouse de Charles Bovary, qui malgré de   laborieuses études de médecine n'est qu'un simple officier de santé.   Emma est déçue de cette vie monotone.    

   
Une  invitation au bal du marquis d'Andervilliers lui redonne la joie  de  vivre. Lorsqu’Emma attend un enfant, son mari décide de quitter la   ville de Tostes et s'installer à Yonville.   Emma fait la connaissance des personnalités locales : le pharmacien   progressiste et athée M. Homais ; le curé Bournisien ; Léon Dupuis,   clerc du notaire M. Guillaumin ; le noble libertin Rodolphe Boulanger.    

   
Emma  est déçue par la naissance de la petite Berthe, puisqu’elle  aurait  préféré mettre au monde un garçon. Elle s'enlise dans l'ennui, et  perd  tout espoir d'une vie meilleure. Elle n'éprouve plus aucun amour  pour  Charles, qui pourtant ne lui veut que du bien. Elle ne parvient pas  non  plus à apprécier sa fille, qu'elle trouve laide et qu'elle confie à   Madame Rollet. Elle laisse libre cours à ses dépenses luxueuses chez   son marchand d'étoffes, M. Lheureux. Elle repousse les avances de   Rodolphe, et de Léon puis elle finit par céder. Ses amants sont vite   lassés du sentimentalisme exacerbé de la jeune femme qui rêve de voyages   et de vie trépidante.    

   
Emma  accumule une dette envers M. Lheureux, qui exige d'être  remboursé. Les  amants d'Emma ont refusé de lui prêter de l'argent. Emma  se suicide  par désespoir. Charles, de son côté, meurt de chagrin.

   
Analyse   
    

 
  Flaubert disséquant Madame Bovary.
 (Caricature d’A. Lemot parue dans La Parodie en 1869).

   
Madame  Bovary recèle des aspects réalistes et des aspects  romantiques, comme  l’œuvre de Flaubert, qui oscille elle-même sans cesse  de la grisaille à  la couleur, de la terne réalité aux fastes de  l’imagination. Il y a  loin de L'Éducation sentimentale à Salammbô, de Bouvard et Pécuchet à La Tentation de saint Antoine.  Mais même lorsque Flaubert entend écrire sur un sujet trivial, il  renonce au réalisme pur.

Flaubert  pouvait affirmer : « Ma pauvre Bovary  souffre et pleure dans vingt  villages de France ! », preuve qu’il ne s’agissait plus de la simple  transcription réaliste de l’affaire Delamare. L’auteur des Trois Contes   se situe exactement à la charnière de son siècle, héritant du mal du   siècle romantique, cette difficulté à vivre dans un monde borné, il   annonce le spleen baudelairien   et l’incapacité à s’accommoder d’une existence qui brime l’idéal.   Épurant le romantisme de ses excès, il fonde une certaine impartialité   dans le récit, ouvrant la voie au roman moderne fait de critique et   d’échec.  En effet, un jeu subtil de changement de point de vue permet,  tout en  épousant parfois le regard romantique de Madame Bovary, de s'en  détacher  et ainsi de créer ce fameux effet d'ironie flaubertienne.
    

   
Madame Bovary a été profondément influencé par Don Quichotte, de Cervantes.   Flaubert, pendant qu'il écrivait le roman, s'exclama : « Je retrouve   toutes mes origines dans le livre que je savais par cœur avant de savoir   lire, Don Quichotte ».  Alonso Quijano et Emma Bovary désirent ardemment imposer les conventions du roman de chevalerie et des œuvres romantiques,   respectivement, à la vie, ce qui mène « le héros et l'héroïne à la   destruction, la désillusion et finalement à la mort ». Soledad Fox   relève que « les emprunts et les transpositions sont substantiels »,   dans ce roman comme dans L'Éducation sentimentale et Bouvard et Pécuchet, ultérieurement. Le roman de Flaubert est donc notamment un regard littéraire sur la lecture.    

   
Postérité   
  • En 1954, le roman Madame Bovary est cité par William Somerset Maugham dans son essai : Ten Novels and Their Authors parmi les dix plus grands romans. Maugham a d'autre part préfacé le roman en 1949, dans une édition traduite par Joan Charles.
  • En 1992, Daniel Pennac, dans son essai sur la lecture Comme un roman, qualifie le bovarysme   avec humour de « maladie textuellement transmissible » pour désigner   l'attitude spontanée des lecteurs recherchant dans les romans « la   satisfaction immédiate et exclusive de [leurs] sensations », par le  plaisir de l'imagination, l'identification aux personnages et les  émotions provoquées par l'intrigue. Il inclut le « droit au bovarysme »  parmi les dix droits imprescriptibles du lecteur qui forment la seconde  partie de l'essai.

    

    

    




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MessagePosté le: 19.09.17 08:15    Sujet du message: Madame Bovary Répondre en citant

J'ai déjà fait la balade " Sur les pas de Madame Bovary "
dans son village de Ry, j'ai vu sa maison et là ou était la pharmacie de son mari

mais je n'ai jamais lu le livre .....du moins dans sa totalité



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:58    Sujet du message: Madame Bovary

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